Point déterminant pris en compte par les établissements bancaires avant tout octroi de crédit, le taux d’endettement peut se définir comme étant le ratio qui exprime la part que prennent les dettes de l’emprunteur potentiel sur ses revenus mensuels.
Si la détermination du taux d’endettement est ainsi exigée par les organismes bancaires avant toute souscription de crédit, c’est pour épargner à l’emprunteur un surendettement démesuré qui finirait par avoir raison de son pouvoir d’achat.
Mais d’un autre côté, cela leur permet également de s’assurer de la solvabilité du débiteur avant de sceller le contrat de prêt.
Pour évaluer son taux d’endettement, il suffit de considérer d’une part ses revenus et de l’autre ses charges. Par « revenus », il faut entendre bien évidemment le salaire mensuel, mais aussi les autres ressources financières régulières telles que les Aides Personnalisées au Logement, d’éventuels revenus immobiliers, les bourses d’études, les pensions alimentaires…
Seules, les sources irrégulières de revenus ne doivent pas être prises en compte pour le calcul. Pour ce qui est des charges par contre, il faut prendre en compte le montant de tous les emprunts en cours, les éventuelles pensions alimentaires, les loyers à payer etc.
Il est impératif de ne pas commettre d’omission dans le calcul de ses charges car cela fausserait la donne et pourrait amener à une situation d’endettement excessif involontaire.
Une fois ces chiffres déterminés, il suffit alors de diviser les charges par les revenus et de multiplier le quotient ainsi obtenu par 100 (charges x 100/revenus) pour dégager son propre taux d’intérêt.
Ainsi par exemple, une personne affichant un revenu net par mois de 3 000 euros et qui doit rembourser mensuellement 700 euros pour un prêt quelconque, aura un taux d’endettement de 700/3000 x 100, soit 23,33 %. Pour ne rien oublier dans le calcul des charges, il est recommandé d’utiliser tous ses relevés de compte.
De manière générale, les établissements de crédit fixent le taux d’endettement maximal à 33%, soit un tiers du revenu net mensuel. Ce seuil n’est pas un seuil légal mais provient plutôt des « us et coutumes » ayant cours dans le milieu bancaire. D’ailleurs, dans la pratique, le fait d’atteindre ce taux n’est pas systématiquement un facteur de refus de crédit de la part des organismes bancaires.
En effet, tout dépend de la situation de l’emprunteur. Ainsi, un ratio d’endettement avoisinant les 40% peut être toléré sans problème lorsque les revenus de l’emprunteur sont élevés.
Inversement, même s’il n’affiche qu’un taux de 30%, un emprunteur pourra avoir beaucoup de peine pour rembourser ses crédits. C’est pour cette raison que les établissements de crédit ont mis au point aujourd’hui un système d’évaluation du surendettement plus affiné en plus de la méthode classique (crédits/revenus x 100) et du seuil psychologique des 33%.
Pour ce faire, ils estiment en plus toutes les charges du ménage dans le mois (les abonnements eau/électricité/téléphone, les frais de scolarité des enfants…) pour dégager ce qu’on appelle le « reste à vivre ».
Le montant ainsi obtenu sera par la suite divisé par le nombre exacte des individus composant le ménage pour évaluer la vraie capacité de remboursement de l’emprunteur.
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